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Une biologie des ondes ? (une suite non éditée au chapitre 4-8  : 'le retour triomphal des iconoclastes')

 

Le colloque du 8 octobre 2014 à l’Unesco marquera sans aucun doute un virage irréversible dans la grande et sulfureuse histoire de la ‘mémoire de l’eau’. L’idée d’une ‘biologie des ondes’ susurrée par Mathias Finck, portée aujourd’hui par Luc Montagnier, fait son chemin. Il faudra, et peut-être doit-on y penser dès aujourd’hui, en restituer la paternité à Jacques Benveniste, qui de fait apparaîtra alors comme un des plus grands génies du 20 ième siècle.

Pour autant, s’il s’avère que l’expérience citée plus haut est reproductible, les hypothèses des uns et des autres, tentant d’y apporter le crédit scientifique nécessaire, laissent sur une certaine faim candide.

Une des démarches classiques de la pensée scientifique s’attache au moins dans un premier temps à apporter la preuve du concept. Ici, cela signifie prouver que l’onde émise par une séquence d’ADN puisse être transmise à l’eau, y persister suffisamment pour être réémise et captée par un solénoïde.

En quelque sorte, que l’eau garde en mémoire l’information ‘ADN’ et la restitue pour l’observateur sous forme d’une nouvelle onde électromagnétique. Là, interviennent les domaines de cohérences de Marc Henri, faisant appel à la fois à la physique et au vide quantiques et aux structures dissipatives du chapitre 2.17.

L’eau ne cesse d’étonner les chimistes et les physiciens qui sont loin d’en comprendre et maîtriser toutes les mystères. Les molécules H2O de par les propriétés très particulières de la liaison ‘hydrogène’ (qui fait de l’eau entre autres ce solvant universel), créent effectivement des structures géométriques tétraédriques délimitant ainsi des espaces vides. Ces structures géométriques sont changeantes. On peut imaginer que la présence dans l’eau d’un corps quelconque, notamment hydrophile, c'est-à-dire capable de se lier aux hydrogènes de la molécule d’H2O, modifie l’arrangement géométrique des molécules d’eau. Les structures tétraédriques de l’eau pure se transforment en des structures de formes nouvelles, ‘évocatrices’ de l’arrangement imposé par la présence d’une ou plusieurs molécules hydrophiles.

La molécule d’ADN possède des pôles hydrophiles. La répartition de long de l’ADN de ces pôles hydrophiles dépend des séquences des nucléotides. Ainsi, l’arrangement des molécules d’eau greffées sur les pôles hydrophiles est spécifique à chaque type d’ADN, cet arrangement ‘se propage’ aux molécules d’eau voisines formant autant de structures géométriques identiques. Ces structures d’eau à distance de l’ADN, sont spécifiques à la molécule d’ADN qui en quelque sorte à imprimé à l’eau une nouvelle configuration. Dans cette hypothèse, l’intervention d’une onde émise par l’ADN n’est plus nécessaire, l’information de l’ADN a été transmise à l’eau par le biais d’arrangements moléculaires rendus possibles par l’extraordinaire propriété des liaisons ‘hydrogène’. (Cette ‘empreinte moléculaire’ pourrait expliquer par exemple la résurrection de Deinococcus Radiodurans du chapitre 3.5).

Un seul brin d’ADN suffit pour reconfigurer les nanostructures de l’eau, on peut même penser que trop d’ADN aboutirait à des réarrangements chaotiques, brouillant le message…Ceci expliquerait l’absolue nécessité dans l’expérience décrite, de dilutions successives.

L’information ‘séquence ADN’ étant maintenant portée par l’eau, il suffit de la lire…

Un détail dans la description de l’expérience réalisée par Jamal Aissa m’a interpellé. Avant d’enregistrer l’onde émise par le mélange ‘eau-ADN hautement dilué’, Jamal envoie sur le tube un signal ‘blanc’ de 4 Hertz, sans lequel l’expérience est tout simplement vouée à l’échec.

A quoi sert cette onde électromagnétique ? A apporter l’énergie nécessaire à l’émergence de structures dissipatives.

Une autre élucubration vient à l’esprit: à lire les motifs des nanostructures de l’eau, et par conséquent à récupérer l’information de la séquence d’ADN…

L’interaction ‘ondes-matière’ est un vaste sujet dont les applications et conséquences nous sont familières. C’est elle qui fait que la plupart des objets nous sont visibles, l’onde lumineuse partiellement absorbée, réfléchie, déviée nous renseigne sur la composition moléculaire de l’objet éclairé. Selon l’arrangement de ses molécules, il nous apparaîtra bleu, jaune rouge ou multicolore…D’autres ondes électromagnétiques arracheront un ou plusieurs électrons aux molécules cibles, ou plus énergétiques et intrusives détruiront tout ou partie de l’objet qu’elles rencontreront.

Le moins que l’on puisse dire est que la fréquence de 4 Hertz (qui correspond par exemple aux ondes cérébrales du sommeil ou du repos), synonyme de longueur d’ondes de plusieurs milliers de kilomètres, n’est pas à priori compatible avec cette hypothèse…

Une autre hypothèse vient à l’esprit à l’évocation des domaines de cohérence. Ces nanostructures sont comme des espaces emplis de vide quantique. Leurs parois sont faites de molécules d’eau géométriquement rangées dans un ordre imposé par une molécule intruse, cet arrangement est/ou porte une information, celle de la molécule d’ADN…une paroi tapissée d’une information nous rappelle étrangement le principe holographique décrit dans un chapitre précédent…

Reste à imaginer le rayon lumineux qui devra créer et lire cet hologramme qui pourrait ressembler à un brin d’ADN, mais il ne s’agit ici que ‘d’élucufiction’ !